mercredi 3 février 2010

Création d'un monde


Le New York Times du 31 janvier consacre un papier à "Steve Jobs et l'Économie de l'Élitisme". Les bons produits, d'après le patron d'Apple, sont le triomphe du "goût". Et le goût, explique-t-il, vient par l'étude, par l'observation et par l'immersion dans la culture du passé et du présent, par l'effort pour s'exposer au meilleur de ce que les hommes ont produit, et pour intégrer ces choses dans ce que l'on fait. Sa vision n'est pas une philosophie du design dirigée par un comité de pilotage ou déterminée par des études de marché. La "formule Jobs", disent ses collègues, s'appuie sur la ténacité, la patience, la conviction et l'instinct. Il s'implique fortement dans les choix de design du hardware comme du software, qui sont soumis à son approbation ou à son veto. M. Jobs, bien sûr, est un élément d'une large équipe à Apple, même si il en est le leader. Et il décrit lui même volontiers son rôle comme celui d'un chef d'équipe, dont le première responsabilité est de choisir les membres clés de l'équipe en recherchant les facteurs multiplicateurs de l'excellence. Des designers, des ingénieurs et des manageurs hors du commun, dit-il, qui sont non pas 10%, 20% ou 30% meilleurs, mais 10 fois meilleurs que de très bons professionnels. Leurs contributions, ajoute-t-il, sont la matière première des produits exceptionnels, ce qui va amener les utilisateurs à repenser l'idée qu'ils se font d'un balladeur ou d'un téléphone.

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